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Du nouveau pour 2009 : Lire-écouter-voir devient Samarra !

Après un an de bons et loyaux services, Lire-écouter-voir fait peau neuve. Nous allons désormais continuer ce qui a été entrepris sur un blog partenaire du site Mondomix consacré à toutes les musiques du monde.

Ce nouveau blog s'appelle Samarra et a démarré depuis quelques jours. Nous allons continuer à y publier des articles sur les sujets et les supports (BD, manga, musique, films, livres, peinture,...) qui ont fait le quotidien de Lire-écouter-voir en 2008.

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mercredi 24 septembre 2008

Hommage à un sorcier du son.




Sale temps pour les soulmen et leur entourage en ce moment. Après Isaac Hayes et Jerry Wexler en août 2008, voici que Norman Whitfield nous quitte. Ce nom ne vous dit peut-être rien, pourtant vous connaissez assurément quelques uns de ces morceaux, qui sont devenus de véritables standards à l'instar de Papa was a rolling stone ou encore I heard it through the grapevine. Producteur prodige du label Motown, il sut donner de la profondeur au son de l'usine à tubes de Detroit. Ce magicien de studio parvint à obtenir un son unique, savant mélange de rock psychédélique et de soul.



Impossible de faire le tour de cette carrière flamboyante. Retenons cependant sa collaboration fructueuse avec Gladys Knight and the Pips pour lesquels il écrit, en 1967, I heard it through the grapevine, repris ensuite avec succès et talent par Marvin Gaye et le Creedence Clearwater Revival. Entre 1968 et 1972, tout ce qu'il touche se transforme en or. Il compose et produit Cloud 9, Psychedelic Shack, Ball of confusion, Just my imagination et Papa was a Rolling Stone, quelques uns des sommets de la carrière des Temptations, dont il façonne alors le son.



En 1970, il signe War pour Edwin Starr (voir l'article consacré au morceau sur L'Histgeobox), ce qui marque un virage vers des préoccupations plus politiques et sociales.

Comme pour tant d'autres artistes, la carrière de Whitfield connaît une éclipse avec l'entrée dans l'ère disco. Il lance alors un groupe qu'il façonne de toute pièce, Undisputed Truth, adepte d'une pop baroque et parfois un brin boursouflée.

Alors qu'il tire sa révérence, il est utile de rappeler l'importance de cette homme de l'ombre, auteur de quelques morceaux d'anthologie et à l'origine d'un son unique.

Liens:

- Temptations: "Message froma blackman".


- Sur la Tamla Motown.



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1 commentaire:

M.AUGRIS a dit…

Effectivement, il nous est inconnu alors même que ces titres sont archi-connus.
Merci Julien de le sortir de l'oubli.