Matoub Lounès.
Lounès Matoub, héraut de la culture berbère, mais également défenseur de la laïcité et de la démocratie, est assassiné le 25 juin 1998, à quelques kilomètres de son village natal (Taourit Moussa). Si le GIA revendique l’assassinat dès le 30 juin, les circonstances du meurtre restent obscures. L’annonce de sa mort a provoqué consternation et colères dans toute la Kabylie. De nombreux jeunes dénoncent alors l’intégrisme et l’incapacité du pouvoir. En éliminant le chanteur, les intégristes ont cherché à faire taire un homme qui symbolise la résistance à l’islamisme. En 1988, un gendarme le blesse grièvement. En 1994 déjà, il avait été enlevé par le GIA le 25 septembre 1994 et n’avait dû sa libération, le 9 octobre 1994, qu’à la mobilisation populaire des Kabyles.
Tout au long de sa carrière, Matoub Lounès sut marier le chant poétique Kabyle au chaâbi, musique populaire algérienne, dérivée de la musique arabo-andalouse. Il utilise le chant amazigh, allié à la mandole, instrument traditionnel.
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